| Alimentation, des origines de l'humanité à la société de consommation ? |
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| Articles et brèves par thème |
| Écrit par James Collier Diététicien |
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Pour Pascal Pick, paléoanthroplogue au Collège de France, «les sciences humaines ont tendance à dégager l'Homme de toute contrainte naturelle, ce qui ne manque pas cl 'influencer les sciences médicales au sens large. On lit et entend des affirmations sur les régimes de nos ancêtres, l'importance de Ici viande comme de sa cuisson, des conséquences sur la vie sociale sans oublier des conceptions naïves qui consiste à retrouver les bonnes habitudes ancestrales. ». Plongeant dans l'évolution de la nutrition de nos ancêtres et de nos cousins du monde des singes et en particulier du régime alimentaire du dernier ancêtre commun de la famille de honiinoïdes, Pascal Pick souligne la fonction organisatrice de la nourriture et de l'alimentation pour les activités les plus complexes, que ce soit pour l'usage d'outils ou les interactions sociales. Décrivant ensuite le régime des premiers hommes, de l'Homo ergaster et de Cro Magnon, survolant ainsi des centaines de milliers d'années, le célèbre paleoanthropologue remet en question un certain nombre d'idées reçues sur les filiations, la génétique et les modèles. Julia Csergo, spécialiste d'histoire contemporaine à l'Université Lumière de Lyon, aborde l'histoire du repas comme marqueur de civilisation et repère de socialisation. Le repas est une institution sociale fondamentale. Il est à la fois une activité, une temporalité (il a ses moments, ses rythmes et ses durées qui renvoient aux usages sociaux du temps), un facteur de cohésion sociale. Il implique en effet non seulement la production alimentaire et l'élaboration culinaire, mais des règles issues d'un lent « processus de civilisation ». Dans sa quotidienneté comme dans ses circonstances les plus exceptionnelles -le festin, le banquet, le repas gastronomique qui marquent des évènements particuliers -, le repas est chargé de sens. Il est à cet égard le lieu de transmission de la culture d'un groupe, d'une communauté et au delà parfois, d'une société entière. L'histoire du repas «est pas celle d'un invariant mais «une évolution fonction de nombreux facteurs dont le rapport au travail, la conception de la cellule familiale, le partage des tâches selon les sexes, de la place des générations, etc. En filigrane de cette présentation émerge la question du « modèle français ».
Article complémentaire : LE REGIME D'HOMO SAPIENS DEPUIS L'AGRICULTURE L'ALIMENTATION A L'ORIGINE DE L'HUMANITE ET SES EVOLUTIONS Source : 50 Journée Annuelle de Nutrition et de Diététique JAND |
| Mise à jour le Samedi, 06 Février 2010 10:46 |







Vaste et ambitieux programme que de vouloir aborder dans une même session deux millions d'années d'histoire nutritionnelle. Pari réussi grâce à l'expertise et aux capacités de synthèse d'orateurs d'exception qui ont su décloisonner les domaines, les champs de la connaissance et aborder les évolutions, et comme le souligne Pascal Pick «la double coévolution des ressources disponibles de / 'environnement.. .et dans le jeu des interactions complexes entre innovations culturelles et biologie ».
Julia Csergo, spécialiste d'histoire contemporaine à l'Université Lumière de Lyon, aborde l'histoire du repas comme marqueur de civilisation et repère de socialisation. Le repas est une institution sociale fondamentale. Il est à la fois une activité, une temporalité (il a ses moments, ses rythmes et ses durées qui renvoient aux usages sociaux du temps), un facteur de cohésion sociale. Il implique en effet non seulement la production alimentaire et l'élaboration culinaire, mais des règles issues d'un lent « processus de civilisation ». Dans sa quotidienneté comme dans ses circonstances les plus exceptionnelles -le festin, le banquet, le repas gastronomique qui marquent des évènements particuliers -, le repas est chargé de sens. Il est à cet égard le lieu de transmission de la culture d'un groupe, d'une communauté et au delà parfois, d'une société entière. L'histoire du repas «est pas celle d'un invariant mais «une évolution fonction de nombreux facteurs dont le rapport au travail, la conception de la cellule familiale, le partage des tâches selon les sexes, de la place des générations, etc. En filigrane de cette présentation émerge la question du « modèle français ».
